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La méningite tue à Douala. 

 

  

 Déjà deux morts parmi les détenus de la prison centrale.

Alors que la capitale économique vient à peine de traverser une période de psychose caractérisée par l’épidémie de choléra qui a fait une dizaine de morts, des cas de méningite viennent d’être diagnostiqués au sein d’une catégorie précise de la population. En effet, depuis quelques jours, des détenus de la prison centrale à New Bell sur lesquels pesaient des soupçons de méningite ont été transférés à l’hôpital Laquintinie. " Au départ il s’agissait simplement de soupçons. Nous avons identifié six personnes qui manifestaient des symptômes semblables à ceux de la méningite. Sous l’ordre du médecin traitant de la prison centrale, nous les avons amenés à l’hôpital Laquintinie où les détenus sont habituellement traités. Leurs carnets médicaux mentionnaient des soupçons de méningite établis par le médecin. C’est au niveau de l’hôpital qu’on a effectivement déclaré qu’il s’agissait bel et bien de cette maladie ", affirme le régisseur Joseph Simon Pierre Ayissi Biyegue. Avant de poursuivre que : " Sur les six détenus qui ont été transférés, deux sont morts, deux autres ont pu être traités et sont d’ailleurs déjà revenus à la prison. Les deux autres sont toujours en observation à l’hôpital ".

Suite à la confirmation de ces premiers cas par les structures de l’hôpital Laquitinie, les responsables de la prison ont aussitôt sollicité l’appui de la délégation provincial de la Santé du Littoral et de la Sous-direction de la Santé pénitentiaire au ministère da l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Des quantités importantes de doses de vaccin contre cette maladie ont ainsi pu être acheminées. Et à ce jour, affirme t-on du coté de la prison de New Bell, " tous les 2900 détenus ainsi que les personnels d’encadrement de la prison ont été vaccinés contre la méningite ". Le régisseur se veut d’ailleurs très rassurant. Il confirme que : " pour l’instant la situation est sous contrôle au sein de la prison. Vous pouvez vous promener sans risques de contamination au sein de la prison ". De sources proches du régisseur révèlent d’ailleurs que cette campagne de vaccination s’est étendue aux personnels de la préfecture du Wouri et à ceux des services du gouverneur du Littoral. Malgré ce branles bas et au regard de la grande capacité de contamination de cette maladie d’origine virale ou bactérienne, aucune information encore moins aucune sonnette d’alerte n’a été tirée pour prévenir les populations de la présence de cette dangereuse maladie.

A l’hôpital Laquintinie, la présence des deux détenus ne semble pas préoccuper les responsables de cette formation sanitaire. En l’absence du directeur Fritz Ntoné Ntoné, personne d’autre ne veut se prononcer sur les mesures prises pour isoler ces personnes des autres malades. Des cas qui peuvent s’avérer dangereux pour les milliers de personnes qui fréquentent quotidiennement cet hôpital. " Il n’existe pas de pavillons uniquement réservés aux détenus à l’hôpital Laquintinie. Les détenus sont répartis dans les chambres en fonction des cas de maladie. Ce n’est pas à nous de demander que ces malades soient isolés, mais il revient librement aux autorités de l’hôpital de faire ce genre de travail ", précise le régisseur.

 

 

 

 

 

 

 

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