|
La chaîne de l’Esstic devient professionnelle.
La
phase d’essai de Radio Campus est terminée. La chaîne de l’Esstic, établissement
qui dépend de l’université de l'université de Yaoundé II, devient
professionnelle. Une chose est sûre, les éloges n’ont pas véritablement
accompagné ses premiers pas lors de son arrivée dans le paysage radiophonique.
Ce qui explique la surprise de certains observateurs de voir cette radio
franchir- précocement- un palier dans sa croissance. Soit !
Celui qui en
assure la tutelle, le Pr. Jean Tabi Manga, en sa qualité de recteur de
l’université de Yaoundé II-Soa a paraphé mercredi dernier les termes de
références relatifs à l’exploitation d’un service public de communication
audiovisuelle à programmation thématique d’intérêt général avec le ministère de
la Communication. Cela peut paraître compliqué. Le mandataire du ministère de la
communication, le Dr. Félix Zogo, le conseiller technique explique : " Les
services privés normaux sont assujettis aux cahiers de charge pendant que les
services comme ceux rendus par une structure comme Radio Campus, qui est à
cheval entre le privé pur et le public sont encadrés par les termes de référence
".
En d’autres termes, Radio Campus n’est pas une chaîne comme Radio
Environnement, Magic FM ou Radio Siantou qui relèvent du privé pur. Elle n’a non
plus le même statut que la CRTV. Radio Campus a pour tutelle thématique,
l’université de Yaoundé II-Soa, établissement public administratif à caractère
scientifique et technique, doté de la personnalité morale et de l’autonomie
financière. " Communication et formation ", c’est l’intitulé de son format de
programmation thématique.
Le document paraphé mercredi dernier entre le
recteur de l’université de Yaoundé II et le conseiller technique du MINCOM
contient dix articles. Ils traitent, entre autres, de la nature juridique, du
format de la programmation, des obligations thématiques, des modalités de
financement, des règles de publicité ou encore des caractéristiques techniques.
Pour ce qui est des modalités de financement par exemple, il est clairement
stipulé que ses ressources sont constituées de recettes commerciales (publicité)
et des dotations budgétaires de l’université de Yaoundé II – Soa. La radio a
pour site de production et de diffusion, l’Esstic, localisée au campus de
Ngoa-Ekellé. Pour matérialiser la mutation, un changement a été opéré. Manga
Assiga, journaliste principal, a été désigné par le recteur de Yaoundé II pour
mettre la structure sur les rails. Félix Zogo apporte une dernière précision :
ce document n’est nullement une atteinte à la liberté éditoriale de cette radio
comme pourraient le croire certains. Il est considéré tout simplement comme un
contrat.
|