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L'histoire du Cameroun pour mieux comprendre

ses habitants

 

 

Les premières civilisations

On trouve, des traces d'occupation humaine dès le paléolithique. Après le travail de la pierre, vers 3000ans avant JC, des populations des monts Mandara, savaient fondre le fer. 

Au début de notre ère, le peuple Bantou s'implante dans la région des Grassfields. Ce peuple représente encore aujourd'hui, l'ethnie principale du Cameroun.

Entre le 8ième et le 16ième siècle, le nord du Cameroun (la région autour du lac Tchad) voit migrer des populations islamiques d'origine soudanaises.

 

Arrivée des Portugais

Les Portugais font du commerce sur les côtes de l'Afrique dès 1469.

En 1472, un marin portugais, Fernando do Po découvre l'actuelle île Malabo et l'estuaire du Youri qu'il appellera "Rio dos camaroes" (rivière des crevettes). Ce fleuve deviendra un siècle plus tard "Rio dos camarones", lorsque le Portugal passe sous la domination de l'Espagne.

Ce nom, déformé en "Cameroun" fut donné à la ville de Douala jusqu'en 1901, puis à l'ensemble du pays.

Le commerce d'esclaves

Au 17ième siècle, le commerce des esclaves s'installe sur ces côtes, interdit en 1794, il se poursuivra pourtant jusqu'en 1860.

 

Civilisation musulmane au nord

Au 18ième siècle, des bergers foulbé se fondent avec la population de l'actuelle région d'Adamaoua. En 1806, Othman Dan Fodio, un chef peul, fervent musulman désigne Adama pour mener une guerre sainte contre cette région. Les populations se soumettent. Adama établi sa capitale à Yola.

L'ère coloniale

En 1827, les Anglais prennent possession du Cameroun. Ils amènent avec eux, à l'intérieur du pays, commerçant et missionnaires.

1843, Joseph Merrick, un noir jamaïcain, fonde la mission de Cameroons (Douala). En 1850, Anglais, mais aussi Français et Allemands se lancent dans l'exploration du Cameroun.

La domination Allemande

Le 12/07/1884, le roi Akwa, Dika Mpondo, en présence du roi Bell, Ndoumb'aLobé, signe avec le consul allemand, Nachtigal, un traité qui les met sous la protection de l'Allemagne.

Les Allemands fondent leur capitale à Buéa, profitant ainsi de la fraîcheur due à l'altitude. Suite à plusieurs tremblements de terre et éruptions volcaniques du mont Cameroun, ils établiront, par la suite leur capitale à Yaoundé.

Les Allemands délimitent les frontières en passant accords avec l'Angleterre et la France.

Le gouverneur Von Puttkamer parvient à imposer cette domination à l'ensemble des populations, malgré certaines résistances (Bassas, et Bakoko).

En 1902 l'ensemble du pays est stable. L'agriculture se développe. Des lignes de chemin de fer sont construites de Douala à Nkongsamba et de Douala à Eséka.

La France et l'Angleterre se partagent le Cameroun

En Europe, de 1914 à 1918, les Allemands sont en guerre contre la France et l'Angleterre. A cette occasion, Français, Anglais et Belges chassent les Allemands du Cameroun.

En 1919, la société des nations "mandate" la France pour administrer les 3/4 du territoire. La partie proche du Nigeria passe sous mandat de l'Angleterre.

Le développement du Cameroun se poursuit, avec la création d'un port à Douala, de 5500 km de routes, d'une nouvelle ligne de chemin de fer jusqu'à Yaoundé, d'aéroports à Douala, Yaoundé et Garoua. L'agriculture se développe avec notamment le cacao et le café et la réalisation de coopératives agricoles.

Le développement sanitaire se poursuit. Notamment par l'action du docteur français, Eugène Jamot. En effet, la maladie du sommeil causée par la mouche tsé-tsé, la lèpre, la variole et le paludisme font de terribles ravages dans la population. La maladie du sommeil sera quasiment éradiquée.

En 1940, le Cameroun se rallie à la "France libre" en lutte contre l'occupant allemand.

La fin du colonialisme

En 1945, l'ordre mondial, bouleversé par ces années de guerre, tente de se réorganiser et de reconstruire ses structures coloniales. Des débats sur la structure coloniale ont lieux à Douala. Ces "états généraux" ont le don d'irriter des intellectuels camerounais, déjà sensibilisés par l'affaiblissement économique causé par ces années de guerres.

Un vent d'indépendance souffle. Ruben Um Nyobe fonde l'UPC (Union des populations du Cameroun), ce premier parti politique, créé en 1948, prône l'indépendance et l'unification des deux parties du Cameroun.

Des grèves se multiplient. Des émeutes sanglantes ont lieu à Douala et Yaoundé. L'UPC est interdit en juillet 1955. Ruben Um Nyobe prend le maquis. Il sera assassiné le 13/09/58. La guérilla s'amplifie et s'étend même à l'Ouest. Le processus, devenu irréversible, aboutit à des négociations dont l'issue sera l'indépendance.

L'indépendance

"L'autonomie interne", proclamée en 1957, fait que le Cameroun devient un "état" avec son drapeau, son hymne national, ... mais surtout permet l'organisation d'élections. André-Marie Mbida est le Premier Ministre.

L'indépendance interviendra le 01/01/60. Une constitution est votée, le Cameroun devient une république.

La présidence d'Ahmadou Ahidjo

Le 05/05/60 Ahmadou Ahidjo est élu Président de la république.
En 1961, à la suite d'un referendum, la moitié sud du Cameroun britannique est rattachée à la "République Fédérale", la moitié nord sera intégrée au Nigeria.

Ces nouvelles structures fédérales appellent de nouveaux partis politiques. Ainsi, sous l'impulsion de Ahmadou Ahidjo, l'UNC (Union nationale camerounaise) voit le jour.

Le 20/05/72, un référendum crée la "République unie du Cameroun". Une nouvelle constitution est adoptée.

Une grève générale lancée par l'UPC en juillet 1976 entraîne de nombreuses arrestations.

Le 04/11/82, Ahmadou Ahidjo démissionne. Son Premier Ministre, Paul Biya, lui succède.

En 1983, Ahmadou Ahidjo est accusé de complot. Il s'exilera.

La présidence de Paul Biya

Le 14/01/84, Paul Biya est élu Président de la République. Le poste de Premier Ministre est supprimé.

Le 04/02/84, la "République unie du Cameroun" devient la"République du Cameroun"

Le 24/03/84, l'UNC devient le RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais).

Le 24/04/88, Paul Biya est réélu Président de la République

En 1990, l'opposition s'affirme le gouvernement doit donc reconnaître le multipartisme. Le SDF (social Démocratic Front) mené par John Fru N'di entre sur la scène politique. Il faut cependant une manifestation occasionnant 6 morts pour que ce parti soit reconnu.

Le monopartisme est réellement aboli le 13/01/91.

Réélections de Paul Biya

Suite aux opérations " villes mortes " qui ont paralysé la vie économique du pays pendant 6 mois, le président Paul Biya a rétabli, en avril 1991, le poste de Premier Ministre.

Le 11/10/92, ont lieu, les premières élections présidentielles multipartisme. Paul Biya est réélu à 40% des voix contre 36% à son opposant John Fru Ndi (SDF). Ce scrutin, contesté entraîne des émeutes sur le littoral.

Le SDF, l'UNDP (Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès) de M. Bello Bouba Maïgari et l'UDC boycottent l'élection présidentielle du 12/10/97, à l'issue de laquelle le Président Biya sera réélu avec 92,5% des voix.

Depuis, par le jeu d'alliances, le RDPC est redevenu le parti tout puissant.

Les prochaines élections présidentielles sont prévues en 2004.

 

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