Société
Extension du métro-léger à El Mourouj
Les travaux avancent au rythme prévu

La population ciblée est de 110.000 habitants en 2007

Le coût du projet est de 126.3 MD et le financement est français

Souci d’assurer la fluidité de la circulation en améliorant les conditions de transport

 

Le projet d’extension du métro-léger à El Mourouj, qui connaît un nombre croissant d’habitants, va résoudre incontestablement un problème sérieux de transport collectif. En effet, les voyages dans les bus bondés aux heures de pointe sont synonymes de confort minimum. Les usagers doivent faire preuve de patience et de sang-froid pour pouvoir arriver à destination.

Vivement donc la réalisation de cette extension qui est attendue par les usagers. Concrètement, cette ligne va améliorer les conditions de transport des usagers des cités Ibn Sina et d’El Mourouj 1, 2 et 3, dont l’évolution démographique se fait à un rythme rapide. D’ailleurs, il est attendu que le nombre des habitants ciblés par ce projet atteigne 110.000 l’année prochaine, soit 87.000 habitants aux cités d’El Mourouj et 23.000 à celle d’Ibn Sina.

Le projet consiste à mettre en place une voie ferrée d’une longueur de 6,8 km. Le point de départ est la station Mohamed-Ali à El Ouardia, qui longera la route nationale n°3 avant d’arriver à l’avenue des Martyrs à El Mourouj 1. L’itinéraire de la voie se poursuivra ensuite à travers un tunnel au niveau de l’avenue principale d’El Mourouj 2 et l’autoroute reliant celle située au sud à la route n°3 avant d’atteindre l’avenue des Martyrs précitée.

Dans une première phase, le projet s’étendrait jusqu’à El Mourouj 4 et, dans une deuxième étape, jusqu’à El Mourouj 6. Le but étant d’assurer une liaison avec la ligne de Fouchana-Mhamdia du réseau ferroviaire rapide (RFR) programmé. Cette ligne comporte onze stations dont deux de liaison.

 

Entreprise de travaux sélectionnée

 

Le coût du projet est estimé à 126,3 MD qui serviront à aménager l’infrastructure de base et à acquérir les quinze rames de métro dont sept ont déjà été achetées au cours du IXe Plan. Une partie du financement, sous forme de crédit gouvernemental français, représente 13,6 MD, alors qu’une autre partie, équivalent à 20 MD, est financée par l’Agence française de développement. Le financement étant disponible, les services concernés ont achevé toutes les études techniques et l’on a défini le tracé définitif. Les procédures administratives relatives aux contrats des travaux ont été effectuées et l’entreprise concernée a déjà été sélectionnée en juin 2004, avec laquelle un contrat a été signé en janvier 2005.

L’ordre de service du commencement des travaux a été donné le 14 octobre 2005 et ceux-ci devraient durer 22 mois. Ce qui va permettre en principe de commencer à exploiter la ligne vers la mi-août 2007. Le niveau de réalisation des travaux relatifs au dégagement du tracé de tout obstacle, ainsi qu’à la déviation des canaux d’eau, de téléphone et d’assainissement, a atteint 95%. On sait aussi que le taux d’avancement des travaux des différentes composantes du projet est satisfaisant, oscillant entre 38 et 100% pour ce qui concerne l’édification des clôtures et le réseau d’évacuation des eaux pluviales.

Les travaux de génie civil ayant trait au projet dans son ensemble et à la construction des stations et des abris ont également démarré et avancent normalement selon le planning élaboré.

La réalisation de cette ligne nécessite, cependant, l’acquisition ou l’expropriation de 31 propriétés immobilières, dont 25 dans le gouvernorat de Ben Arous et 6 dans celui de Tunis. Un terrain situé à El Mourouj 2 a été acquis suite à une convention avec le gouvernorat de Tunis. En outre, toutes les procédures administratives avec les organismes intervenant ont été effectuées et il est prévu de signer les contrats de changement de propriété avec les personnes concernées au cours du mois d’août de l’année en cours pour ce qui a trait aux propriétés se trouvant dans le gouvernorat de Tunis, et au cours du mois de juillet, pour celles qui sont situées dans celui de Ben Arous.

À noter que ces délais relatifs au dégagement définitif du tracé n’ont aucun impact sur l’avancement des travaux, selon les responsables de Transtu.

Il a été décidé, d’autre part, d’étendre le tunnel se trouvant entre El Mourouj 1 et 2 de 350 à 900 mètres pour assurer la fluidité de la circulation à El Mourouj 2, car la route que devrait emprunter le métro est exiguë.

Chokri GHARBI