Le
projet d’extension du métro-léger à El Mourouj, qui connaît un
nombre croissant d’habitants, va résoudre incontestablement un
problème sérieux de transport collectif. En effet, les voyages
dans les bus bondés aux heures de pointe sont synonymes de
confort minimum. Les usagers doivent faire preuve de patience
et de sang-froid pour pouvoir arriver à
destination.
Vivement
donc la réalisation de cette extension qui est attendue par
les usagers. Concrètement, cette ligne va améliorer les
conditions de transport des usagers des cités Ibn Sina et d’El
Mourouj 1, 2 et 3, dont l’évolution démographique se fait à un
rythme rapide. D’ailleurs, il est attendu que le nombre des
habitants ciblés par ce projet atteigne 110.000 l’année
prochaine, soit 87.000 habitants aux cités d’El Mourouj et
23.000 à celle d’Ibn Sina.
Le
projet consiste à mettre en place une voie ferrée d’une
longueur de 6,8 km. Le point de départ est
la station Mohamed-Ali à El Ouardia, qui longera la route
nationale n°3 avant d’arriver à l’avenue des Martyrs à El
Mourouj 1. L’itinéraire de la voie se poursuivra ensuite à
travers un tunnel au niveau de l’avenue principale d’El
Mourouj 2 et l’autoroute reliant celle située au sud à la
route n°3 avant d’atteindre l’avenue des Martyrs
précitée.
Dans
une première phase, le projet s’étendrait jusqu’à El Mourouj 4
et, dans une deuxième étape, jusqu’à El Mourouj 6. Le but
étant d’assurer une liaison avec la ligne de Fouchana-Mhamdia
du réseau ferroviaire rapide (RFR) programmé. Cette ligne
comporte onze stations dont deux de
liaison.
Entreprise
de travaux sélectionnée
Le
coût du projet est estimé à 126,3 MD qui serviront à aménager
l’infrastructure de base et à acquérir les quinze rames de
métro dont sept ont déjà été achetées au cours du IXe Plan.
Une partie du financement, sous forme de crédit gouvernemental
français, représente 13,6 MD, alors qu’une autre partie,
équivalent à 20 MD, est financée par l’Agence française de
développement. Le financement étant disponible, les services
concernés ont achevé toutes les études techniques et l’on a
défini le tracé définitif. Les procédures administratives
relatives aux contrats des travaux ont été effectuées et
l’entreprise concernée a déjà été sélectionnée en juin 2004,
avec laquelle un contrat a été signé en janvier
2005.
L’ordre
de service du commencement des travaux a été donné le 14
octobre 2005 et ceux-ci devraient durer 22 mois. Ce qui va
permettre en principe de commencer à exploiter la ligne vers
la mi-août 2007. Le niveau de réalisation des travaux relatifs
au dégagement du tracé de tout obstacle, ainsi qu’à la
déviation des canaux d’eau, de téléphone et d’assainissement,
a atteint 95%. On sait aussi que le taux d’avancement des
travaux des différentes composantes du projet est
satisfaisant, oscillant entre 38 et 100% pour ce qui concerne
l’édification des clôtures et le réseau d’évacuation des eaux
pluviales.
Les
travaux de génie civil ayant trait au projet dans son ensemble
et à la construction des stations et des abris ont également
démarré et avancent normalement selon le planning
élaboré.
La
réalisation de cette ligne nécessite, cependant, l’acquisition
ou l’expropriation de 31 propriétés immobilières, dont 25 dans
le gouvernorat de Ben Arous et 6 dans celui de Tunis. Un
terrain situé à El Mourouj 2 a été acquis
suite à une convention avec le gouvernorat de Tunis. En outre,
toutes les procédures administratives avec les organismes
intervenant ont été effectuées et il est prévu de signer les
contrats de changement de propriété avec les personnes
concernées au cours du mois d’août de l’année en cours pour ce
qui a trait aux propriétés se trouvant dans le gouvernorat de
Tunis, et au cours du mois de juillet, pour celles qui sont
situées dans celui de Ben Arous.
À
noter que ces délais relatifs au dégagement définitif du tracé
n’ont aucun impact sur l’avancement des travaux, selon les
responsables de Transtu.
Il
a été décidé, d’autre part, d’étendre le tunnel se trouvant
entre El Mourouj 1 et 2 de 350 à 900
mètres pour assurer la fluidité de la
circulation à El Mourouj 2, car la route que devrait emprunter
le métro est exiguë.
Chokri
GHARBI