Société
Activités agricoles
Pour une meilleure prise en charge de la production

Tomates de saison: les superficies programmées pour la campagne 2006 s’élèvent à 16.800 ha.

Huile d’olive: les estimations préliminaires indiquent que la production pour la saison 2005/2006 serait de 200 mille tonnes.

De janvier à décembre 2005, la production de lait a été de 920 millions de litres.

 

La saison actuelle des céréales connaît des conditions favorables, selon les spécialistes, vu les précipitations qu’ont connues de nombreuses régions productrices. Les agriculteurs ont répondu favorablement à l’appel, émis en particulier par leur organisation, les invitant à utiliser en temps opportun les engrais azotés (ammonitre), à côté du traitement herbicide.

Le suivi des cultures, par ailleurs, est régulier afin d’informer les services compétents en cas d’apparition de certaines maladies. Les services spécialisés dans les grandes cultures ont effectué récemment des visites sur le terrain à toutes les zones productrices de céréales pour constater de visu l’état des cultures et connaître les préoccupations des agriculteurs.

 

Souci d’améliorer le rendement à l’hectare

 

Pour ce qui est du secteur des tomates saisonnières, et selon les données de la direction générale de la production végétale relevant du ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, les superficies programmées pour la campagne 2006 s’élèvent à 16.800 ha. Soit une diminution de l’ordre de 11%. Au cas où la productivité à l’hectare serait entre 44 et 47 tonnes, la production des tomates fraîches se situerait entre 740 et 790.000 tonnes, soit l’équivalent de 130 ou 140.000 tonnes de concentré de tomate.

La production des pommes de terre a connu également une période favorable puisque, au cours de la campagne 2005, les agriculteurs ont consacré 11.140 ha à cette culture de fin de saison, dont la production est destinée à la consommation intérieure.

La récolte a commencé depuis le mois de novembre. D’après la direction précitée, la récolte a touché au 8 mars 2006 près de 10.220 ha, soit 92% des superficies totales et la production a atteint jusqu’alors 132.900 tonnes.

Compte tenu de ces données, on constate que la moyenne de rendement est de 13 tonnes à l’hectare. Les quantités restant à récolter sont donc de près de 1.200 tonnes.

Quant aux pommes de terre d’arrière-saison destinées à l’exportation, leurs superficies sont de 658,5 ha. 1.681 tonnes de semences en majorité de la variété Nicolas y ont été consacrées. La récolte a commencé au début de la deuxième semaine du mois de février. Les quantités exportées essentiellement vers l’Allemagne ont été, au 3 mars 2006, de 1.624 tonnes contre 1.992 tonnes à la même période de l’année dernière. On prévoit, pour cette saison, des exportations de 4.500 à 5.000 tonnes de Nicolas et de 2.000 tonnes de Spunta.

Pour ce qui est de la prochaine saison, 410 tonnes de semences de type Nicolas (classe E) sont disponibles et sont distribuées par diverses structures.

Pour renforcer l’exportation des pommes de terre, l’Union tunisienne de l’agriculture et de pêche (Utap) compte organiser des conférences régionales afin de présenter les résultats de cette saison et d’étudier les perspectives du secteur. Pour les pommes de terre de saison, 11.000 ha ont été programmés et 25.000 tonnes de semences, en majorité importées, y sont consacrées. On constate une diversité au niveau des variétés.

 

Des maltaises pour le marché français

 

Quant à l’huile d’olive, les estimations préliminaires indiquent que la production pour la saison 2005/2006 serait de 200.000 tonnes. La cueillette a commencé au cours du mois de novembre avec un taux d’avancement de plus de 90%. Le gouvernorat de Sfax a accusé, cependant, un retard dans la cueillette. En outre, les prix ont enregistré cette saison une augmentation importante par rapport aux saisons écoulées, dans la mesure où le prix moyen du kilogramme des olives a varié entre 1.100 et 1.450 millimes. Pour ce qui est des exportations, les opérations ont commencé au début du mois de novembre. Les quantités exportées ont atteint 40.000 tonnes au 27 février 2006.

S’agissant du secteur des agrumes, les estimations préliminaires relatives à la production pour la campagne 2005/2006 montrent une augmentation des quantités de l’ordre de 7%. En effet, la production est estimée à 263.000 tonnes, contre 243.000 tonnes pour la campagne précédente.

Les quantités concernant les oranges maltaises ont enregistré une augmentation de 25% par rapport à la campagne précédente (127.000 tonnes).

Les exportations ont commencé le 16 janvier 2006 sur la base de quatre voyages par semaine programmés. Il est prévu d’exporter entre 20.000 et 22.000 tonnes, contre 19.085 tonnes au cours de la campagne précédente. Et cela essentiellement vers le marché français.

Au 1er mars 2006, les quantités exportées ont été de l’ordre de 11.791 tonnes, soit une augmentation de 19 % par rapport à la campagne précédente. Les quantités écoulées sur le marché extérieur sont à 99,29% des maltaises. Ce qui représente des quantités estimées à 11.708 tonnes.

Dans le secteur des fruits aussi, les dattes tunisiennes sont très appréciées par les consommateurs étrangers. La production de cette campagne a atteint les 100.000 tonnes, accusant une diminution de 8,14%. À elle seule, la variété «Deglet Nour» représente 60.000 tonnes. Cette campagne a été cependant touchée par les pluies automnales qui se sont abattues sur le sud du pays. On a enregistré aussi une diminution de 23,11% des quantités exportées en comparaison avec la campagne précédente. En effet, au 3 mars 2006, la production n’a été que de 20.507 tonnes, contre 26.673 tonnes précédemment.

Dans le secteur du lait, en revanche, les résultats sont encourageants, puisqu’en 2005 ce secteur a retrouvé son équilibre à la faveur des conditions climatiques favorables, de l’amélioration de la productivité des vaches et de l’activité dynamique des centrales laitières. De janvier à décembre 2005, la production a été de 920 millions de litres, alors que la collecte s’est élevée à 512 millions de litres et la transformation de 580 millions de litres, contre 549 millions de litres à la même période de 2004. Pour l’année en cours, les entreprises de fabrication sont en mesure d’accepter 2 millions de litres au moment de la production de pointe.

À la fin du mois de décembre, il a été possible d’exporter près de 2 millions de litres de lait et 3 mille tonnes de dérivés.

D’une façon générale, les activités agricoles connaissent une embellie, car les agriculteurs, soutenus par les pouvoirs publics et les structures professionnelles, ont pu adapter leurs cultures aux conditions climatiques parfois défavorables. Mais un effort reste encore à fournir en réglant en particulier les problèmes financiers de certains producteurs.

Chokri GHARBI