Femmes |
Création du mouvement Femmes Agir Maintenant |
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Toute loi qui tend à affaiblir économiquement les femmes est une incitation à la violence masculine et un coquart infligé à la femme. La violence conjugale et familiale peut être encouragée par un pannel de mesures visant à l'insécurité matérielle, rendant les femmes tributaires et dépendantes des hommes. Cette rubrique fait état des dernières mesures en défaveur des femmes et décerne un palmarès des coquarts.
Les femmes sont frappées de plein fouet par la pauvreté, selon un rapport du Secours Catholique. En 2008, les femmes ont représenté 54,4% des adultes rencontrés, contre 45,6% pour les hommes, et le nombre de femmes accueillies a progressé de 3,4% entre 1989 et 2009. Six femmes sur dix accueillies vivent seules, avec ou sans enfant, une solitude qui les rend plus vulnérable à la pauvreté. La proportion de femmes seules rencontrées dans les antennes de l'association est passée de 49,5% en 1989 à 60,3% en 2008.
"Pour l'équilibre des enfants, je pense que la femme est mieux au foyer, à gérer affectivement la cellule familiale, quel que soit d'ailleurs le niveau social concerné" ."C'est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d'élever les enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n'est pas hasard". "Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas quelque chose de naturel, de valorisant"."On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes." (Extraits du livre "L'âme du Conquérant" de David Douillet, député UMP des Yvelines)
Suite à une décision de justice accordant aux pères les mêmes droits que les mères, au nom de la parité, la comptabilisation de 2 années de retraite par enfant, jusque là accordée aux femmes à titre de compensation pour leur faible taux de retraite, sera supprimée. On attend, toujours au nom de la parité, la diminution de 40 % de la retraite des hommes qui réclameront cet "avantage". Projet avorté... par crainte de parité.
La loi autorisant le travail le dimanche a été votée. Les emplois offerts dans la distribution (caissières, vendeuses) sont majoritairement occupés... par des femmes.
L'idée de diminuer la durée des congés maternité fait son chemin depuis qu'une femme au gouvernement a "repris ses activités" après 3 jours de maternité. Il est vrai qu'autrefois, bien longtemps avant les acquis sociaux, les femmes accouchaient et retournaient aux champs... et les enfants ne vivaient pas vieux.
La maternelle à 2 ans sera désormais remplacée par un système de garderie payante. Non seulement les femmes qui ont un emploi sont, pour la majorité d'entre elles, mal payées, mais de surcroît elles devront reverser le peu qu'elle gagne pour faire garder leur(s) enfant(s).
Les femmes titulaires de l'API ont choisi de rester chez elles pour s'occuper de leurs enfants. Mais que font ces femmes ? Rien. Elles éduquent leurs enfants, les nourisssent, les toilettent, les éduquent, les maternent... bref des choses insignifiantes. De surcroit, elles libèrent des places en crèches... qui permettent aux hommes "travailleurs" (et qui ne désirent pas sacrifier leur carrière pour leur gosse) d'y mettre leurs propres enfants. Il est donc impératif de "remettre ces femmes en situation de travail", c'est-à-dire de leur donner un emploi précaire, partiel, mal rémuné, avec des trajets de deux ou trois heures pour toucher des clopinettes, et des "gardes d'enfants" ingérables, pour qu'elles soient dans la norme des femmes françaises : 8 heures de travail en entreprises, 8 heures de corvées familiales, 8 heures pour ... dormir.
En projet dans l'escarcelle du gouvernement, la suppression de la demi-part fiscale supplémentaire pour les femmes seules. Cette demi-part concerne les parents isolés, mais ce sont majoritairement des femmes Ainsi, les femmes seules avec des enfants à charge vont soudain s'enrichir sans gagner un centime de plus. Pour celles qui travaillent, ce sera une augmentation d'impôts ou une nouvelle imposition, une réduction des aides sociales (aide au logement, allocations diverses, bourses scolaires ou autres)
L'unef dénonce 20 000 étudiants "recalculés" qui verront leurs bourses baissées ou supprimeés en raison d'une nouvelle prise en compte des critères concernant la situation personnelle des étudiants. Ainsi, notamment, le critère "éloignement du domicile" qui affecte les deux tiers des étudiants sera moins pris en compte. Le critère "parent isolé" (étudiant à la charge d'un foyer monoparental) sera supprimé (de même que le critère "handicap"). Aux dernières nouvelles les "recalculés" sont en sursis.
L'allongement de la durée de cotisation des retraites affectera en premier lieu les femmes. Actuellement, les retraités pauvres sont constitués à 80 % de femmes. Et pour cause : temps partiels, emplois précaires, parcours professionnels interrompus par des maternités, et surtout salaire moins important que les hommes (20 % de moins à travail égal). S'ajoute à cela des employeurs qui se débarrassent plus facilement des femmes que des hommes de plus de 50 ans et on devinera ce que sera le sort des femmes retraitées dans quelques années.
Selon une étude de l'Observatoire National de la Délinquance, les violences conjugales sur les femmes se sont fortement accentuées en 2006 et 2007... et 10 % seulement des femmes déposent plainte. On peut se demander à quoi servent les chiffres si les seules mesures condamnent les femmes à rester dans leur environnement violent.
Une commission planche actuellement sur une modification du préambule de la constitution pour intégrer la parité homme femme. Petite précision : en l'état actuel de la Constitution (en vigueur depuis 1958), l'article 3 affirme : "la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives". 50 ans plus tard, les femmes ne sont même pas 20 % à siéger à l'assemblée alors qu'elles représentent 55 % de l'électorat.
En vertu de l'article 180 du Code Civil qui stipule "s'il y a erreur dans la personne ou sur les qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander l'annulation d'un mariage" le tribunal de Lille annule un mariage au motif que la jeune épouse à "menti sur sa non-virginité". Cette décision, avalisée dans un premier temps par la ministre de la justice pour "protéger" la jeune épouse, serait même le fait d'un "consentement mutuel" entre les deux époux. Au-delà de cette décision scandaleuse, qui confirme la régression constante des droits des femmes, on ne peut que s'inquiéter des conséquences d'un tel verdict. On mesure l'aplomb dont peuvent désormais se prévaloir les machistes de tous bords qui d'ores et déjà enveloppent leurs arguments dans la soie pour mieux faire passer leurs valeurs : "ce n'est pas la virginité qui est en cause mais le mensonge", "elle a trahi la confiance de l'homme", "on ne peut donner le droit de mentir". Il y a eu un "vice de consentement", une "tromperie sur la marchandise". Et nous voilà revenues aux temps anciens où l'on échangeait une femme contre quelques bêtes, ou aux civilisations archaïques où les femmes n'ont pas droit à la scolarité, à une activité professionnelle et ne peuvent sortir dans la rue sans le déguisement d'une burqa, où les femmes sont lapidées, où la virginité féminine est un préalable au mariage. Arguments qui ne sauraient convaincre tant ils rivalisent d'imbécillité : "le mariage aurait aussi été annulé si un homme avait caché son impuissance ou sa stérélité". Certes, à cette différence que l'exigence d'une virginité est une atteinte à la liberté sexuelle de la femme et n'a rien de médical. Et plus ridicule encore cet argument : "il l'aimait d'amour et il a été trahi". Quand on aime réellement d'amour, qu'importe ce qui s'est préalablement passé entre les cuisses de la bien-aimée, non ? Au delà de ces considérations, cette abominable décision interroge sur le fond : pouquoi cette jeune fille a menti ? On connaît le drame que vivent les jeunes filles issues de certains milieux , victimes d'une culture et d'une tradition où l'exigence d'une virginité conduit à des actes chirurgicaux destinés à raccomoder une virginité disparue, au risque de subir des violences au sein de la famille. A quel prix a été arraché le "consentement mutuel", notamment de la jeune fille, en faveur de l'annulation? Quand on sait ce qui se passe dans les cas de divorce ou de séparation, quelles pressions et quelles menaces les femmes subissent d'ordinaire, on peut avoir quelques doutes sur ce "consentement".
Après la disparition du Ministère des droits des femmes, ce sont les antennes locales qui sont appelées à rendre l'âme avec le démantèlement du réseau des déléguées régionales chargées notamment de lutter contre les violences faites aux femmes, de préserver les acquis, de garantir l'accès aux droits fondamentaux, de promouvoir l'égalité salariale et professionnelle. |