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Vos
courriers, vos réactions, vos commentaires
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Harcèlement moral. Joute
Rien
n'est gagné au niveau du délit de
harcèlement moral, mais ce sont des
petits pas qui feront reculer les violences
faites aux femmes, non ?
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Grossesse. Dumont
J'ai
appris qu'une femme avait fait mieux que la
ministre de référence, en
reprenant son travail aussitôt
après avoir accouché. Les
femmes qui prennent des congés sont
vraiment des feignasses. D'ailleurs,
pourquoi n'autorise t-on pas les femmes à
accoucher directement sur leur lieu de travail,
pendant qu'elles travaillent à la
chaîne tiens, pour qu'elles ne perdent
pas une minute de leur présence dans
l'entreprise ?
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A propos d'insultes. Bernard
Je
ne vois pas en quoi l'image de la France est
entachée par les déclarations de
Marie N'Diayé, qui seraient
insultantes. Je m'interroge plutôt
sur ce que pensent les étrangers d'une
France où le président ose dire
"casse-toi pauv'con", d'une France où un
ministre fait un doigt d'honneur aux
caméras, d'une France ridiculisée
dans le monde juqu'en Chine. Il y a belle
lurette que l'image de notre pays est
ternie.Quand Bush était au pouvoir aux
USA, certains américains se sont
excusés au yeux du monde du
président et de l'administration qu'ils
avaient, et qui faisait honte à leur
pays. Heureusement qu'il existe quelques
intellectuels pour redorer le blason d'une
nation.
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Les Talibans de France. Catzar
Je
suis sidérée par ce qu'a pu
écrire David Douillet. Ce champion
de judo me paraissait pourtant sympathique mais
ce qu'il a écrit me fait penser aux
Talibans. La femme à la maison
à s'occuper de se mioches et pas de vie
extérieure. On est donc tombé
si bas en France, un siècle de retour en
arrière au moins. Si la femme est
l'avenir de l'homme, l'avenir de l'homme est mal
barré.
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Mâles baisés. Alfi
C'est
dommage que notre société actuelle
pousse de plus en plus à opposer les
hommes aux femmes. Tous les hommes ne sont
pas des machistes heureusement, contrairement
à ce que dit David Douillet. Pour ma part
je trouve que les hommes ont beaucoup de
qualités et j'admire surtout leur
sérénité face aux
situations difficiles, qui peut passer pour de
l'insouciance à nos yeux de femmes, mais
qui est ellement rassurante. Par contre, je
remarque, comme beaucoup, qu'on cherche à
monter les hommes contre les femmes, par des
discours d'un autre siècle. Vouloir
éloigner les femmes du monde du travail
ou même de la société, c'est
le discours véhiculé par des
malades, des frustrés, des nostalgiques
de l'autorité paternelle, la plupart du
temps des "mâles baisés". C'est
dommage que c'est cette petite minorité
qui a la parole dans les médias, dans la
presse et qui donnent ce
sentiment. Personnellement, j'ai la chance
de connaître des hommes qui suscitent plus
l'admiration que le
dégoût.
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Gnons quotidiens ou misère.
Puiprofon
J'ai
vu des commentaires affligeants dans des forums,
suite à la parution des chiffres sur la
pauvreté qui touche essentiellement les
femmes seules. A croire que tous les hommes
qui tabassent leur ex se sont donné
rendez-vous pour convaincre les femmes que si
elles n'acceptent pas leurs gnons quotidiens,
c'est la misère qui les attend. Quel beau
choix en perspective! Ces femmes qui fuient leur
bourreau savent qu'elles perdent tout et c'est
d'autant plus courageux de leur part. C'est vrai
que dans les générations qui ont
précédé, les femmes se
posaient moins de questions et raisonnaient
autrement : "j'attends impatiemment qu'il
crève mais je reste avec lui pour pas
perdre la pension de
réversion".
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Pauvreté au féminin.
Petichat
Tous
les ans on nous ressort les mêmes chiffres
de la pauvreté des femmes qui augmente et
c'est tout. Il fallait deviner qu'en
supprimant le ministrère des droits des
femmes, le sort des femme n'allait pas
s'arranger, mais empirer. Tant qu'on
s'intéresait aux droits des femmes le but
était d'améliorer leur
sort. Maintenant il faut reprendre des
quelques miettes qu'elles ont obtenu par leur
combat. Si les 2 années de retraite par
enfant accordée aux femmes à titre
de compensation pour leur faible taux de
retraite, n'ont pas été
supprimées, c'est surtout parce que la
parité posait des problèmes dans
l'autre sens et le lobby machiste a eu peur de
perdre au change finalement.
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Du cynisme contre le machisme.
Zoé
Quand
les femmes restent à la maison pour
s'occuper de leurs enfants on les traite de
feignasses. Quand elles travaillent au
dehors, on n'en veut pas parce qu'elle prennent
le travail des hommes. Vivre en
société c'est fait pour les hommes
et être enfermée c'est fait pour
les femmes. Mais dans tous les cas on
enveloppe ça dans de la culpabilisation
et les femmes s'écrasent, coupables
d'être le fardeau qu'on veut qu'elles
soient. Quand j'ai compris tout ça,
j'ai arrêté mon boulot où je
devais me lever à 5 h du matin pour un
smic partiel qui partait dans les frais de
trajet, la nounou et une vie de dingue, et j'ai
choisi de m'occuper de mes enfants point
final. A ceux qui me disent que je vis des
allocs et de l'assistanat je réponds "ben
oui, j'ai pas le choix... en attendant
qu'on prenne une taxe sur le salaire des hommes
qui ne veulent pas partager le monde du travail,
pour verser un salaire aux femmes qui leur
évitent de courir dans tous les sens en
s'occupant des enfants chez
elles". Après tout, qui va payer la
confortable retraite des hommes qui auront
consacré leur vie à leur
carrière, sinon les enfants des femmes
qui sont mal payées toute leur vie parce
qu'elles se consacrent aux enfants. On vit
dans un monde décomplexé où
le modèle c'est d'être cynique et
de mauvaise foi. Quand les femmes seront
décomplexées, c'est-à-dire
aussi cyniques que certains machistes, peut
être n'oseront-ils plus les
persécuter en les culpabilisant sans
arrêt. N'oublions pas qu'il n'y a
rien de plus lâche qu'un
machiste.
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Plus de femmes à la télé.
Valérie
On
ne voit plus de femmes sur les plateaux à
la télé, excepté dans les
émissions présentées par
des cruches et tournant autour de la
beauté, du bien-être, de la
maternité. Même dans les
émissions de cuisine il est
étonnant de voir des "grands cuisiniers"
mais jamais de "grandes cuisinières", ce
qui est paradoxal quand on sait que ce sont en
majorité les femmes qui sont au fourneau
chez elle. Veut-on donner une image
rabaissée de la femme ? Cela
fait-il partie de la stratégie de
"reformatage des
cerveaux" ?
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Juste retour des choses. Del
Quand
je me suis séparée avec mon mari
il y a quelques années, j'ai eu des
problèmes avec la banque où nous
étions tous les deux. Le responsable
de l'agence le favorisait et j'ai senti comme un
grand machisme chez lui. J'ai quitté
cette banque car je n'avais plus aucune
confiance en elle. Ma fille, dont j'ai la
garde, vient d'avoir 18 ans et je lui ai
conseillé d'ouvrir un compte dans une
autre banque. Je ferai la même chose
quand mon fils sera majeur. Ainsi la banque
aura perdu 3 clients.
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Privilège. Voile.
Si
j'ai bien compris, on peut déclencher une
alerte enlèvement chaque fois qu'un type
enlève l'enfant confié à la
garde de sa mère (puisqu'on le fait pour
ce père)? Alors, on aura des alerte
enlèvement tous les jours ??? Ah non,
c'était juste pour ce monsieur ? Un
privilégié ? Il a une carte
au parti ???
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Mensonge médiatique.
Laurence
Je
suis écoeurée par ce que disent
les médias sur ce père
"roué de coups", dont l'enfant aurait
été enlevé par son
ex-femme, ce qui a déclenché une
"alerte enlèvement". On oublie que
cet homme a lui-même enlevé
l'enfant à sa mère qui en avait la
garde dans son pays.... et qu'elle n'avait
malheureusement pas d'autre moyen pour le
récupérer que d'utiliser la
force. Tous ces mensonges
médiatiques n'ont qu'un seul but : avant
il y avait les "femmes battues", maintenant il y
a les "hommes battus". Heureusement qu'ils
sont là pour nous aider à oublier
les femmes battues.
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Violences morales. Axelle
Je
retrouve mon mari sous les traits de «
lhomme qui sadonne aux violences
morales ». Cest exactement cela : une
volonté de paraître parfait
à lextérieur et une violence
psychologique quil me fait subir à
lintérieur
dautant plus
sournoise quelle ne sexprime que par
intermittence (le reste du temps, cest un
mari « parfait ») et dautant
plus perverse quelle ma conduite
après avoir épuisé
tous les mots pour me défendre (je suis
tout de même avocate) à me
réduire à létat de
bête : mon mari na donc pas
hésité à me faire
culpabiliser pendant des années, sur le
thème « je suis un mari battu
», aucune violence psychologique ne pouvant
selon lui justifier que je me mette dans des
états pareils. Ces quelques mots sont
très loin de résumer une situation
extrêmement complexe.Mais
létat lamentable dans lequel il
ma encore mise hier soir ma juste
donnée lenvie décrire.
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Etudes Lydia
Depuis
des années je me bats pour que mes
enfants puissent s'en sortir au niveau des
études et je m'aperçois
aujourd'hiui que c'est pour rien. Je ne
sais même pas si mon premier fils pourra
suivre des études et le second je n'en
parle mêmepas. En fait, il vaut mieux
être un parent qui s'en fout qu'un parent
qui s'implique. Laissons nos enfants
trainer dans la rue.....
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Bourses - Sylvia
Madame
Pécresse je comprends que vous ayez voulu
favoriser vos enfants ou les enfants de vos amis
mais pourquoi faites-vous payer aux femmes
seules les avantages que vous donnez aux gens de
votre milieu ?
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. Rentrée
scolaire - Maelle
Je
suis très ennnuyée car mon fils
est en classe S et j'ai appris que les bourses
seraient diminuées. Je ne sais pas
où il ira. C'est un bon
élève mais il ne pourra pas
poursuivre des études.
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. Massacre
des femmes - Annick
Dans
ma profession d'AS, je côtoie
quotidiennement des situations dramatiques qui
touchent les femmes seules. Comment peut-on
demander à une femme qui a des ressources
dérisoires et dont la principale et
unique préoccupation est de s'interroger
sur sur ce qu'elle pourra mettre à manger
dans l'assiette de ses enfants une fois ses
charges déduites, d'avoir une quelconque
"fibre éducative", d'être
présente pour leur scolarité, leur
épanouissement, leurs loisirs? On
assiste actuellement à un
véritable "massacre des femmes", massacre
psychologique par un affaiblissement
matériel qui ne cesse de
croître.
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. Je
veux mourir à 60 ans -
Dolorès
J'ai
vécu en concubinage pendant 30
ans. J'ai été
considérée par la Caf comme une
femme mariée. Ceci m'a privée
de tous mes droits au travail puisque je
n'étais pas "prioritaire". Nous nous
sommes séparés et je n'ai droit
à rien. J'ai beaucoup
réfléchi au statut des
femmes.Aujourd'hui je suis en paix. Je veux
mourir à 60 ans car je n'ai pas envie de
m'interroger sur les soins auxquels je n'aurai
pas droit ni sur une retraite qui sera
minable. Je préfère
disparaître.
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. Régression
- I.D.
L'affaire
de l'annulation de mariage pour cause de
non-virginité n'est qu'une étape
nouvelle dans la régression du sort des
femmes dans notre pays. A force de
dégrader professionnellement et affaiblir
économiquement les femmes dans le
quotidien des lois, comment s'étonner que
l'on revienne aux temps anciens où le
rôle de la femme était
réduit à servir l'homme et
enfanter.
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. Pension
alimentaire - Anabelle
Je
suis d'accord avec LN, pourquoi devrions-nous
déclarer une "pension alimentaire
reçue" dans nos impôts si la
demi-part "parent isolé" est
supprimée. Cette pension
alimentaire est normalement versée "pour
les enfants", c'est-à-dire leur
habillement, leurs frais de scolarité,
leurs loisirs. Or les trois quart du temps,
elle sert à payer les loyers et les
factures, surtout pour les femmes qui n'ont
aucun autre revenu. On ne comprend pas bien
pourquoi cette pension alimentaire versée
"pour les enfants" doit s'ajouter aux revenus de
leur mère et se confondre ainsi avec une
pension alimentaire versée "pour la
femme".
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. Réduction
des bourses - Corinne
Femme
seule élevant deux enfants, comme
beaucoup de femmes je serai victime des
nouvelles mesures de réduction des
bourses pour les familles pauvres, ou
plutôt mon fils aîné en sera
privé et il se demande s'il pourra
continuer ses études. Et c'est
dommage car il a un très bon niveau
scolaire. Avec la suppression du
critère "parent isolé" dans le
calcul des bourses, ce sont de très
nombreux enfants de femmes seules qui sont
pénalisés. Pour ma part, avec
un faible salaire, je n'ai absolument pas les
moyens de financer de coût
élevé des études de mon
enfant quand je vois sur les dépliants
qu'il faut en moyenne 500 euros par mois pour
ses études. On en est revenu
à une époque où les enfants
de pauvres faisaient un travail de pauvre et les
études étaient
réservés aux enfants de
riches.
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. Pourquoi
travailler - LN
Après
des années de violences, je me suis
séparée de l'homme avec qui je
vivais. Ce moment a été
très difficile et j'ai mis plusieurs mois
à remonter la pente, en partant du RMI,
ce qui n'est pas flatteur quand on a vécu
dans un milieu confortable. J'ai pu avoir
enfin une activité et cela m'a fait du
bien de sortir de l'enfermement. Mais
aujourd'hui, je m'interroge. Plus je
travaille, plus mes ressources baissent. Et
là, j'apprends que la demi-part "femme
seule" va être supprimée au niveau
des impôts, ce qui fait que je vais
"m'enrichir" encore sur mes revenus (je me suis
déjà enrichie sans rien toucher
avec la suppression de la réduction des
20 %). Ayant des enfants à charge et
un bas salaire, j'ai de plus en plus de mal
à boucler les fins de mois. Tout a
augmenté sauf le salaire. En plus
de mon travail, il y a le second poste qui lui
n'est pas rémunéré,
c'est-à-dire tout ce qu'il faut assumer
au niveau des enfants et des tâches
ménagères, ce qui fait que ma vie
est entièrement consacrée au
travail, sans aucun loisir. Le tout pour
une retraite que je n'aurai jamais faute d'avoir
suffisamment cotisé. Quand je vois
que, de son côté, mon ex ne
s'occupe que de sa carrière, a un
très confortable salaire et
bénéficiera d'une très
bonne retraite, je suis
écoeurée. Mais je trouve
par-dessus tout qu'il y a une injustice à
considérer que les femmes n'auront que
des ressources fiscalement et pas de
charges. En effet, si on supprime la
demi-part supplémentaire pour les femmes
isolées, tout en permettant aux hommes de
déclarer la pension alimentaire à
titre de charge, cela signifie que les hommes
ont le droit de déduire ce qu'ils paient
pour leurs enfants alors que les femmes ne
dépensent rien pour eux. Si cette
demi-part est supprimée, pourquoi
devrions-nous continuer à déclarer
la pension alimentaire comme une "ressource"
?
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. Bonne
fête des merdes - Marion
C'est
drôle, la journée du 8 mars
(journée de la femme) était celle
d'Ingrid Bétancourt. Et La
fête des mères est devenue la
journée des enfants disparus. C'est
vrai qu'avec les dernières mesures
prises, en ce moment, on leur fait leur
fête quasiment tous les jours aux
femmes. En leur faisant bien comprendre que
leur rôle est de torcher la marmaille et
satisfaire un bonhomme. Pour contester
toutes les mesures anti-femmes, je pense que
l'on devrait faire une montagne, devant les
édifices publics, des cadeaux
rapportés des écoles par nos
enfants (colliers de nouilles et compagnie) avec
la pancarte "bonne fête des merdes"
dessus.
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. Reformatage
des cerveaux - Pat
Dans
un récent journal
télévisée, 10 minutes
d'infos ont été consacrées
au cas d'un homme âgé qui vivait
sous les coups d'une compagne de 20 ans sa
cadette, laquelle aurait provoqué sa
mort. Un "homme battu". Ce cas est marginal par
rapport au nombre de femmes qui meurent
quotidiennement sous les coups de leur
compagnon. Si on accordait autant
d'importance dans le JT aux femmes victimes de
violences que l'on en accorde aux rares hommes
victimes eux aussi, le JT ne serait
constitué que de ce type
d'infos. Vous oubliez de dire que les
femmes sont aussi en première ligne du
"reformatage des cerveaux" qui consiste peu
à peu à banaliser la violence
faite aux femmes. Si les hommes eux aussi
en sont victimes, finalement, ce n'est pas si
grave non ?
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. Elections
- Amel
On
s'étonne qu'il y ait eu une forte
abstention aux élections
municipales. Mais qui dans cette campagne
s'est adressé aux femmes seules sans
emploi ou avec des emplois précaires,
tout comme aux handicapés, aux
chômeurs ou aux Rmistes ? Ces
catégories sociales n'ont-elles pas,
elles aussi, des difficultés à
boucler les fins de mois ? Ne
souffrent-elles pas, elles aussi, de la baisse
du pouvoir d'achat qui rend leur
précarité encore plus difficile
à vivre? N'ont-elles pas, elles
aussi, des problèmes à remplir
leur caddie ou à payer les factures
d'énergie qui ne cessent de s'alourdir
? Entre les uns focalisés sur les
salariés et les autres focalisés
sur les retraités (au motif que ce sont
les retraités qui font les
élections) combien de millions de
personnes sont passées à la
trappe... et n'avaient aucune envie de
voter. Ceux qui veulent rameuter des gens
dans les urnes feraient bien de
réfléchir à ceux à
qui ils s'adressent car ce sont là au
moins 5 à 10 millions d'exclus que l'on a
oublié.
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. Journée
de la femme - Zoé
Je
regrette que la "journée de la femme" du
8 mars ait été la journée
d'Ingrid Bétancourt. Même si
j'ai de l'admiration et de la compassion pour
les souffrances de cette femme, pourquoi faut-il
toujours que la journée consacrée
à TOUTES les femmes soit
détournée pour une cause en
particulier, aussi noble
soit-elle. Décidément, cette
"journée de la femme
dérange.
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. Solidarité
entre femmes - Nina
Je
suis écoeurée de m'apercevoir que
la solidarité entre les femmes est
inexistante. Nombreuses sont les femmes,
persuadées qu'elles ne sont rien sans
leur époux, concubin ou petit ami,
à finir par penser et agir totalement
dans le sens des hommes, au détriment de
leurs propres intérêts. Mon
mari et moi sommes divorcés. Il a
pris un rv avec la professeur principale pour ma
fille. Quand j'ai voulu prendre un rv,
cette professeur m'a répondu que ce
n'était pas nécesaire car elle
avait déjà parlé "à
mon mari". Soit elle n'était pas au
courant du dossier et notamment du fait fait que
nous étions divorcés, ce qui est
grave, soit elle estimait que d'avoir
parlé "à l'homme" (chef de
famille) était suffisant, même si
l'homme en question ne suit pas au quotidien le
cursus scolaire de l'enfant car il n'en a pas la
garde. J'ai été
bouleversée par cette attitude, d'autant
qu'elle provenait d'une femme. Au niveau
social, on reste bien, et toujours, dans le
schéma "putain-maquereau" : une femme ne
peut vivre hors du contrôle de l'homme, ne
peut agir sans son aval. Le pire c'est que
certaines femmes sont conditionnées de
mères en filles pour rester
éternellement des putains à la
solde de maquereaux, et ça marche !!!
Sinon comment expliquer l'élection d'un
homme face à une femme alors que
l'électorat féminin est
majoritaire. Aux USA, Hilary a une chance
d'être élue... parce que
derrière, il y a Bill...
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. L'éducation
des enfants - Julie
Je
voudrais témoigner de ce qu'il en est de
l'éducation des enfants dans une
séparation. On dit qu'il faut les
préserver, mais tout est fait pour qu'ils
trinquent au maximum. L'attribution de la
garde de l'enfant à l'un des parent
devrait l'être pour une période
minimum définie. Dans le cas
contraire, c'est une guerre entre les parents
dont les enfants sont les premières
victimes. Mon fils aîné,
adolescent, est l'une de ces victimes. Mon
ex-mari n'a pas eu la garde des enfants. Il
en avait besoin pour réduire ses
impôts et, parce qu'il ne pouvait
supporter que j'ai une pension
alimentaire, il passait son temps à
gâter notre fils en espérant que
celui-ci demanderait au juge d'être sous
sa garde. De mon côté, je
devais le (notre fils) "caresser dans le sens du
poil", c'est-à-dire faire abstraction de
toute la partie autorité, lui
éviter tout ce qui pouvait être
contraignant. Résultat : notre fils
a "surfé sur la vague" et profitant du
conflit, s'est aménagé un espace
d'enfant-roi de qui il ne fallait rien exiger,
sous peine de "chantage au juge", et à
qui tout était permis : ne jamais donner
un seul coup de main au foyer, passer des heures
derrière un ordinateur, s'allonger avec
des chaussures pleines de boue sur son lit,
insulter son frère ou sa mère.
Tant qu'il y aura une grande disproportion entre
les ressources de l'homme et de la femme, tant
qu'il n'y aura pas de garde-fous qui
définissent une durée minimum dans
l'attribution de la garde des enfants, le sort
des enfants de parents séparés ou
divorcés sera un véritable
désastre, nen déplaise aux
faiseurs de moral qui sont là pour donner
leurs bons conseils. Mon ex-mari, qui a vu ce
que notre fils est devenu, ne souhaite plus du
tout en avoir la garde car il n'a plus aucune
prise sur lui...
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. Changer
le statut - Lamina
Plutôt
que d'encourager les femmes victimes à
quitter leur mari, et uniquement cela, au risque
de les jeter dans des situations horribles, ne
peut-on mettre en place un statut des "femmes
seules" qui leur permettrait d'affronter un peu
plus sereinement tout ce à quoi elle se
retrouvent confrontées ? J'ai
vécu moi-même cette situation et je
me suis retrouvée à
l'hôpital après avoir avalé
une bonne dose de cachets car je n'arrivais plus
à faire face aux procès, à
la recherche d'un emploi, au quotidien avec mes
deux filles, aux harcèlements du
père. Je me sentais
épuisée. Si les femmes
avaient au moins la
sérénité financière
le temps de se relever vraiment. A quand de
véritables mesures pour les femmes
victimes de violences ?
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. Silence
convenu - Sylvia
Il
est difficile pour une femme victime de
violences d'être entendue dans certains
milieux sociaux. Outre le silence convenu
imposé à ces femmes par un
entourage qui "ne veut rien entendre", elles se
retrouvent très souvent en face
d'interlocuteurs qui ne sont ni plus ni moins
que des collègues de leur conjoint
bourreau exerçant dans les métiers
de la magistrature, du médical ou du
para-médical. Pour témoignage
celui d'une amie qui, suite à une
séparation avec son ex pour coups,
était dans l'impossibilité de
trouver à 50 kms à la ronde un psy
qui n'aurait pas travaillé avec
lui.
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. Lamentable
- Agnès
Je
viens de regarder l'émission de Delarue
sur les violences conjugales dans les milieux
bourgeois (11/12/07). Triste conclusion :
les maris coupables ont été
condamnés à de la prison avec
sursis, leurs ex-épouses se retrouvent au
RMI pour certaines et pour d'autres
privées de leurs enfants. L'un des
maris coupable, un médecin de renom,
continue à exercer malgré la peine
de prison avec sursis à laquelle il a
été condamné. Un autre
femme dont le mari est avocat, doit accepter un
"divorce à l'amiable" et taire tout ce
qu'elle a subi au risque d'affronter des
années de procédure. Tout
ceci est vraiment lamentable et on peut se
demander, effectivement, pourquoi on incite les
femmes à déposer plainte vu ce
qu'elles ont à perdre. A noter, les
participantes à l'émission ont mis
en avant la violence psychologique qui tue de
manière invisible.
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. "Hypocrisie"
- Lune
Après
la "journée de la femme" voilà la
"journée de la femme battue". Quand
cessera t-on ces démonstrations
d'hypocrisie. Quant à
l'égalité salariale, on se tient
les côtes... peut-être en
3012. La loi existe déjà,
mais elle n'est pas appliquée. Un
employeur qui, pour un même poste, a le
choix entre un homme et une femme,
préférera un homme. Moins de
risques d'enfantement puis d'absentéisme
pour cause de progéniture. Mais si
les femmes sont pénalisées durant
leur vie professionnelle ou à la retraite
parce qu'elles enfantent, pourquoi ne pas
compenser cette inégalité par une
cotisation spécifique sur les cotisations
salariales versées par les hommes et qui
serait reversée aux femmes sous forme
d'allocation compensatoire.
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. "Pub
femmes battues" - Zab
C'est
reparti pour une nouvelle campagne pub "femmes
battues". On ne pourrait pas reverser ce
gaspillage d'argent aux femmes qui se retrouvent
dans des situations désastreuses
après des violences conjugales
?
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. "Femme
battue" - Laura
A
quand la mise en pratique de votre idée
de créer des structures "femmes seules"
plutôt que "femmes battues"? Dans les
pires moments que jai partagés avec mon
compagnon, j'ai essayé une fois de mettre
les pieds dans un centre pour "femmes
battues". Et je me suis vite sauvée
quand j'ai compris que la plupart des
intervenants qui travaillent dans ses structures
sont "formés" et "payés pour",
mais n'ont jamais vécu eux-mêmes ce
genre de situation. Face à eux, on a
l'impression d'être "une pauvre fille",
une "idiote", quelqu'un qui n'a plus de
personnalité et qu'il faut "assister".
Aux yeux des gens, une femme cataloguée
"femme battue" n'a plus droit à la
dignité ou au respect comme si
c'était sa faute si elle était
maltraitée ou salie, comme si, en dehors
de son drame conjugal, elle était
incapable d'être normale, de penser, de
réfléchir. Les gens ne peuvent pas
imaginer à quel point c'est difficile
d'être montrée du doigt et
déshabillée sur la place publique
en tant que "femme battue".
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. Honteux
- Seule
Je
voudrais témoigner d'un épisode
honteux qui m'est arrivé après mon
divorce. Mon ex-mari a conduit mon fils
cadet aux urgences un jour qu'il l'avait pendant
son droit de visite. Il a laissé mon fils
conduire son scooter avec lequel il venait
d'avoir un accident et l'a suivi en voiture avec
un copain. Une fois aux urgences, il a
laissé mon fils et est reparti avec son
copain. Comme ça se passait à
l'hopital où je travaille, j'ai
été convoquée par le
médecin de service (un homme) pendant mon
poste. Il avait les deux pieds sur la table
et m'a fait une belle leçon de morale, me
reprochant de laisser mon fils seul aux
urgences. Je lui ai répondu qu'il
était sous la responsabilité de
son père ce jour là et qu'il
fallait s'en prendre à lui plutôt
qu'à moi. Cette fois, j'ai eu droit
à tout un discours sur "les femmes
divorcées qui ne savent pas s'occuper de
leur gosse" et que c'était "honteux de
laisser la garde des enfants aux bonnes femmes
divorcées". A ses yeux j'étais
pire qu'une prostituée. Dommage qu'il n'y
ait rien pour sanctionner ce genre de
comportement et ce genre
d'homme.
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. "Une
bonne mère" - Jeannie
Mon
ex-mari a une excellente position
sociale. Nous nous sommes
séparés car la vie était
intenable. Je subissais des humiliations de
toutes sortes. Une fois par semaine, il
distribuait l'argent de poche aux enfants et
devant eux, il faisait un troisième tas
qui était le mien du même montant
qu'eux. ll voulait leur signifier ainsi que
j'étais à sa charge, au même
titre qu'eux. Aujourd'hui, nous sommes
séparés, et si je vis le bonheur
d'être "libre" et autonome, je vis dans
l'horreur d'un quotidien où il me fait
payer cher la séparation. Il
surveille mes moindres faits et gestes prenant
prétexte de la "bonne éducation"
des enfants. J'ai des journées qui
n'en finissent plus. Quand j'ai
terminé mon travail, je dois m'occuper
des devoirs des enfants, des tâches
ménagères, des corvées
administratives et de tout le reste. Mais le
pire, c'est de me demander si mon ex-mari va
téléphoner, en prétextant
n'importe quelle excuse, pour me faire des
menaces au cas où je ne serai pas "une
bonne mère".
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. Un
vrai bourreau - Felice
Je
ne me reconnais pas du tout dans ce qui s'est
passé à Vilnius entre ces deux
vedettes. J'ai vécu avec un
bourreau, un vrai, et je peux témoigner
de ce qu'est la vie d'une femme victime de
violences tous les jours. Malheureusement je
n'ai pas le privilège d'avoir toutes les
télés à mes pieds pour
parler de l'homme qui m'a fait
souffrir.
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. Galère
- Noémie
Vous
avez raison de dire que la situation des femmes
seules avec des enfants à charge est
difficile. Quand nous vivions ensemble avec
mon ex-compagnon, je n'ai jamais
travaillé car il me l'avait
demandé, pour que je sois disponible pour
les enfants. A notre séparation j'ai
dû faire des petits boulots pour joindre
les deux bouts. Ma situation
professionnelle n'est pas stable si bien que
d'un mois à l'autre, je ne sais jamais
avec quoi je vais vivre. Dans les aides
sociales, il faut décompter la pension
alimentaire, très faible, que verse mon
ex-compagnon et au bout du compte je n'ai pas
grand chose. Je suis confrontée
à une situation difficile car d'un
côté lui exige que je lui rende des
comptes sur la pension alimentaire qu'il verse
et de l'autre on estime que vu qu'il verse une
pension alimentaire je n'ai pas droit à
certaines aides. Je préférerais
avoir un travail stable plutot que de vivre des
aides sociales car aller pleurnicher dans une
mairie ou ailleurs me donne envie de
vomir. Par moment je
préférerais finir entre quatre
planches.
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. Pension
alimentaire - Jean Paul
Je
verse une pension alimentaire assez lourde
à mon ex-compagne avec qui on a
vécu plus de vingt ans et qui n'a jamais
travaillé. Elle a du mal à
trouver un emploi en raison de son âge et
de son incompétence. Apparemment
elle utilise cet argent ailleurs que pour nos
enfants étant donné qu'elle n'a
pas d'autres ressources. Est-ce
normal? Pourquoi ne peut-on pas obliger une
femme à justifier qu'elle utilise bien
l'argent versé uniquement pour les
besoins des enfants?
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. A
propos de banques -
Hélène
Vous
avez raison de dire qu'au niveau des banques et
des assurances, les décisions sont
orientées en fonction du sexe de celui
qu'on a en face de nous. Au moment de notre
rupture la banque semblait défendre les
intérêts de mon mari, puis elle a
continué au niveau des comptes des
enfants. On m'a dit qu'il fallait attendre
la décision du juge concernant la garde
pour que je puisse avoir accès aux
comptes (mon mari estimait que c'était
"son" argent, comme tout le reste qui
n'appartenait qu'à lui). Quand j'ai
eu la garde des enfants, on a
prétexté des impossibilités
techniques pour m'interdire de consulter leur
compte sur internet (seul mon mari y avait
accès) et il me fallait l'accord de mon
mari pour un retrait. Je précise que
nous avons l'autorité parentale
partagée, qu'il n'y a aucune aucune
décision du juge défavorable pour
moi allant en ce sens et que nous devrions avoir
les mêmes droits au niveau de la
consultation des comptes ou des
retraits. Seule explication en dehors du
fait que les revenus de mon mari comparés
aux miens font de lui plutôt un "bon
client" : le conseiller en charge des comptes
est un homme et le directeur
également.
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. Les
hommes violents n'existent plus -
MC
C'est
vrai que depuis ce dram(de Vilnius) on ne peut
pas dire que la situation des femmes a beaucoup
évolué, du moins
positivement. Au bilan, les femmes ont
effectivement gagné un "os à
ronger" et un seul visage à mettre sur
toutes les violences masculines. Et de leur
côté, les hommes sont tous devenus
des saints. Il ne se passe quasiment plus
un jour sans que l'on entende parler des pauvres
papas malheureux parce qu'ils n'ont pas eu la
garde de leur enfant. Ils arrivent à
obtenir en quelques semaines par des lois ce que
les femmes ont mis des siècles à
tout juste obtenir... et même à ne
jamais obtenir. Et pour nous convaincre, on nous
montre des méchantes mamans qui tuent
leurs enfants, des méchantes mamans
"psychologiquement atteintes" à qui on
confie la garde des enfants et contre lesquels
les gentils papas ne peuvent
rien. Même les magazines
féminins s'y mettent où des
soi-disant psy donnent de bons conseils aux
femmes divorcées ou
séparées pour qu'elles
n'altèrent pas la bonne santé
mentale des petits séparés de
leurs gentils papas dont les ex sont visiblement
des harpies. Les hommes violents
? Vous voulez rire, ça n'existe plus
!!!
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. Allocations
familiales - Alain
Ne
trouvez-vous pas normal de partager les
allocations familiales dans le cadre d'une garde
partagée?
Re
: Les allocations familiales sont
versées sans conditions de
ressources. Les salaires des femmes sont
très nettement inférieurs
à ceux des hommes, voire même
inexistants. Quel est
l'intérêt de diminuer les
faibles ressources de l'un en augmentant les
confortables ressources de l'autre, sinon
d'affaiblir un peu plus,
économiquement, celui qui
perçoit peu. Sur un autre plan on
imagine la lourde menace économique
que fait peser un homme violent sur sa
compagne démunie. Il appartiendra
à la justice d'être
particulièrement attentive à ce
que ses décisions ne soient pas un
vecteur d'amplification des violences
psychologiques et économiques, en
sachant discerner les motifs réels
d'une demande de garde partagée
formulée par un
père.
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. L'équilibre
des enfants - Marjorie
L'ex-conjoint
de ma soeur l'accuse de "monter les enfants"
contre lui et veut faire valoir auprès du
juge une attitude regrettable et dommageable
pour leur équilibre. Pour ma part,
je considère que l'attitude qui consiste
à demander aux femmes de subir et se
taire, exonérant ainsi les pères
de toutes responsabilités, est toute
aussi regrettable et dommageable pour
l'équilibre des enfants. Les enfants
voient leur mère au quotidien dans les
difficultés
matérielles. Faute d'explication
elle est seule responsable de ces
difficultés. Quand un homme au
salaire très correct quitte une femme
démunie, dans sa situation, elle ne peut
prétendre à une aide qu'un mois
plus tard. Les enfants sont
confrontés à un changement radical
de situation avec, devant eux, une assiette vide
ou bien peu garnie. Quelle attitude doit adopter
leur mère ? Taire ses rancoeurs
vis-à-vis de son compagnon qui l'a
délibérément mise dans
cette situation pour démontrer qu'elle
n'est pas en mesure d'assumer leur charge
? Se culpabiliser en silence et faire ainsi
le jeu de son ex-compagnon ? Sans doute
serait-il plus sain d'éviter avant tout
que les femmes se retrouvent dans des situations
dramatiques, plutôt que d'exiger d'elles
uniquement le silence ou la
culpabilité. Et comment peut-on
exiger d'une mère qu'elle donne à
ses enfants l'image lissée d'un
père qui, au quotidien, la fait souffrir
par tous les moyens à sa
disposition. La plupart du temps,
lorsqu'une femme "monte les enfants" contre son
ex-conjoint, c'est parce que celui-ci a des
raisons d'être dans le colimateur, et
probablement devrait-il, de son
côté, avoir une attitude qui
apaiserait au lieu d'amplifier les
conflits.
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